A Vinon sur Verdon, Solaire Direct installe le premier parc solaire français

 En novembre prochain, la petite commune de Vinon-sur-Verdon signera une première nationale avec l’entrée en fonction, sur son territoire, d’un « parc photovoltaïque » de dix hectares et d’une puissance de quatre mégawatts. Suivront d’autres projets, en passe d’être finalisés dans les Alpes-de-Haute-Provence (Sainte-Tulle, Les Mées et Oraison), constituant, par leur puissance cumulée, le plus grand parc photovoltaïque de notre pays, très en retard dans ce domaine. Une dizaine d’autres implantations sont programmées par la suite dans le Var, notamment à Brignoles et à Gonfaron.Aux commandes de cette « accélération solaire » : la société Solairedirect, créée fin 2006. Cet opérateur spécialisé s’est dotée d’une grande puissance de feu avec des actionnaires de premier plan (TechFund, Demeter Partner, Schneider electric) et d’un partenariat solide avec la Caisse des dépôts et consignations, sur cinq des six principaux projets programmés.

De quoi assurer des financements à 100 % et la maîtrise des technologies, via des associations avec les entreprises leaders dans ce domaine, les collectivités locales n’intervenant que dans le cadre de baux emphytéotiques (longue durée) ou pour apporter leur soutien aux procédures administratives (révision des POS/PLU, enquêtes publiques)… « Nous nous assurons toujours que nos projets suscitent un consensus avec les communes et leurs populations. Il est hors de question de causer des dommages au tissu social et aux politiques locaux. Ça fait partie de notre stratégie », affirme Thierry Lepercq, le P.-D.G. de l’entreprise.

Impacts limités

Au-delà des recettes fiscales, plusieurs arguments sont présentés pour convaincre élus et habitants du bien-fondé des parcs photovoltaïques. Implantées sur des terrains en friche, ces installations ne dépassent pas les quatre mètres de haut, ont peu d’impacts sur l’environnement, et n’engendrent pas de nuisances sonores.

Quatre ou cinq mois suffisent pour installer une « centrale », puisqu’il ne s’agit pas de très haute technologie. De même, au bout d’une trentaine d’années, le dispositif peut être recyclé et le terrain rendu, « sans dommages », au propriétaire.

Enfin, particuliers et collectivités reçoivent la promesse, sinon d’un bénéfice immédiat, du moins d’une facture électrique réduite à néant ou presque. Sur ce point, l’engagement d’EDF, en 2006, de racheter 30 centimes le kilowatt/heure pendant 20 ans (40c/kWh en Corse et 55c/kWh pour les installations intégrées au bâti) a été déterminant dans l’engouement pour le solaire photovoltaïque.

Bientôt sans subvention

Mais Thierry Lepercq reste convaincu que cette technologie sera compétitive dès 2010, sans subvention. « La demande va engendrer des baisses de coût alors que d’énormes investissements industriels sont en cours pour la production du silicium qui compose les panneaux. Parallèlement, des évolutions technologiques sont à prévoir ».

Au-delà, ces centrales électriques « propres » répondent aux engagements européens de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et de porter à 20 % la part des énergies renouvelables d’ici 2020.

« Ce qui est intéressant c’est que les particuliers comme les collectivités peuvent agir ici et maintenant contre le réchauffement de la planète. Songez que pour alimenter l’ensemble des foyers varois, il suffirait de couvrir 0,5 % du territoire du département en panneaux photovoltaïques », se plaît à rêver le P.-D.G.

Source : Var Matin

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